Archives Mensuelles: octobre 2013

Découvertes à rebours

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Samedi soir

Les galas du grand rire 2013. C’est ça qui joue à la télévision en ce samedi gris. Ce matin, un tapis de neige, et ce soir, des gouttes qui ne cessent. Humide et froid. Cru comme dirait ma grand-mère « Y fait cru! ». Bref, je me permets une fin de soirée emmitouflée devant le foyer à visionner un peu de télé, objet qui a du mal à s’insérer dans un quotidien bien rempli!

Voilà, j’écoute les galas du grand rire 2013.

Et je fais la rencontre d’Olivier Martineau. Je ne le connaissais pas. Il a sa propre couleur. Un petit quelque chose de François Bellefeuille, mais si peu. Une belle rencontre de folies langagières, de tics, de tocs, de rires et de vire-langues. Il parle assez vite pour que l’office de la langue française lui colle une contravention pour excès de vitesse. Il utilise le « Tu » pour s’adresser au public. Il lui parle comme s’il s’agissait d’une rencontre entre deux personnes.

Vendredi soir

On avait même pris le temps de mettre un peu de gloss.

Ce n’est pas tous les vendredis soirs qu’on va « r’virer en ville ».  Eh bien, ce vendredi soir d’octobre, on se l’était organisé depuis quelques lunes. Une soirée de filles! Grâce à une emplette sur Tuango, je nous avais déniché une expérience des sens au restaurant Dans le Noir de Montréal. Je spécifie parce qu’en farfouillant pour vous mettre un lien dans ce billet, je me suis instruite. Il existe des restaurants comme celui-ci à New York, Paris et Londres, pour ne nommer que ces villes.

Nous avons choisi de vivre l’expérience jusqu’au bout en sélectionnant l’entrée surprise, le plat surprise et le dessert surprise.

« Mettez la main gauche sur l’épaule gauche de la personne devant vous. »

« Mur à gauche, rideau à droite. »

« Donnez-moi votre main. Votre chaise est juste…ici. »

Après avoir mis ma main dans le dos d’au moins 3 inconnu(e)s (ou était-ce trois fois le même? Je ne saurais le dire!), j’ai senti qu’on guidait ma main vers un dossier. Personne sur cette chaise. Manon me confirme « Votre chaise est juste…ici », tout en vérifiant si ma main est bien sur le bon dossier. Elle nous explique ce qu’il y a sur la table. Prend nos mains et nous fait découvrir notre environnement.

« Ok? Je reviens. Ok?! »

Et elle repart.

On ne voit même pas un peu nos doigts même lorsqu’on les colle sur notre nez. Le couteau est froid. Le parfum de l’homme près (Gauche? Droite? Derrière? Devant? Je ne saurais le dire avec certitude. Ah, oui, je peux affirmer qu’il n’était pas à droite. Un mur a maintes fois retenu nos verres de tomber. Il était à droite ce mur, pas l’homme.) … je parlais de son parfum… on aurait dit qu’il était … délicieux! Et les gens, ils parlaient fort! Nous, on riait de constater que tout cela existait sans qu’on ne le voit. On respirait profondément en conscientisant cette chance d’avoir la vue, en reconnaissant l’intelligente force d’adaptation de nos serveurs. Nous étions désemparées. Ils étaient capables de se déplacer, assiettes en main, au milieu de ce qui nous avait semblé être un labyrinthe.

« Attention »

« Allô! Allô? »

C’est Manon, il faut lui répondre. Elle suivra notre voix pour nous servir notre entrée.

Couteau. Fourchette. Assiette. Ok. Si elle était parvenue à nous retrouver, nous, nous allions avoir du mal à repêcher ce qu’il y avait dans nos assiettes. Rapidement, on a envie de délaisser les ustensiles. Personne ne nous voit. Ah, j’ai touché quelque chose de la pointe de la fourchette. Ça s’est sauvé. Sans les doigts. Je me lance des défis! Ah! Des escargots. Tomatés. « Et toi, tu as quoi? » que je lui demande. « Pige dans mon assiette! » Je ne voyais rien, mais je savais qu’il y avait un sourire moqueur dans son visage!

On a mangé. Et on s’est dit que l’expérience en valait la peine.

Contentes de l’avoir vécue, on a retrouvé la vue. On a remis du gloss.

Il ne s’était écoulé qu’une heure environ. C’est rapide. On a tout de même gouté. Plus que l’entrée, le plat et le dessert. Beaucoup plus!

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La nomophobie

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L’inspiration

Un article. Une conversation sur Facebook avec un collègue du milieu de l’éducation qui se questionnait sur le nom donné à la dépendance maladive aux appareils technologiques.

L’aventure

Texte courant : Mode de discours descriptif

Sujet d’actualité : la nomophobie

Avantages: 

– sujet inconnu = curiosité

– similarité phonétique avec homophobie ( lieu de découverte du sens des préfixes et suffixes, analogies possibles)

– sujet ancré dans la réalité des jeunes et donnant lieu à des échanges extrascolaires

– utilisation de stratégies en lecture et en écriture (survol, prise de notes, organisation des idées, appel à la structure du type de texte adapté à la famille de situation « Écrire pour informer », méthode de correction de la qualité de la langue et reprise de l’information)

Déroulement:

1- Offrir quinze minutes de lecture des différents articles proposés dans le but de répondre à trois questions l’une traitant de la description de la nomophobie, l’autre, des conséquences et la dernière, des solutions. Les élèves n’auront pas suffisamment de temps. Ils devront opter pour une stratégie de survol avec prise de notes. Si la compréhension n’est, de manière généralisée, pas là, il pourrait être négocié de rajouter 5 minutes. Les élèves se responsabiliseront dans leur efficacité s’ils ont cette perception de contrôlabilité sur la négociation de temps supplémentaire.

2- Concevoir son plan de rédaction : comment pourrais-je bien présenter ces informations?

3- Profiter d’une discussion en classe pour échanger des propositions d’organisation du texte. Il est certains que plusieurs se souviendront des schémas appris l’année précédente. On partira de ça pour revoir la théorie quant à l’organisation du texte courant descriptif.

4- Rédaction. « J’ai fini »… il y en a toujours quelques-uns qui terminent à la vitesse de l’éclair. Bon moment pour les amener à aller plus loin. Différencions en les ramenant à la lecture des échelles de niveau de compétence. Amenons-les à comprendre où ils sont dans leur progression.

5- Correction. J’aime bien, en début d’année, ne pas imposer de méthode de correction pour voir quels sont les réflexes de scripteurs des élèves.

6- Retour-rétroaction. Puisque je fais une correction avec support vocal explicatif des forces et défis relatifs à la structure et à la QL (qualité de la langue) de chacun des textes lus, l’élève a davantage de rétroaction. Chacun passe près de 15-20 minutes avec notre voix dans les oreilles qui prend le temps de les accompagner individuellement vers mieux. Des pistes de correction sont aussi proposées à la fin de l’enregistrement. Ainsi, l’élève se rend compte qu’il a un profil de scripteur qui exige qu’il soit plus vigilant devant tel type d’erreur.

7- Transfert : L’étape ultime, c’est celle qui suit… sauront-ils tirer profit de cet accompagnement lors d’une rédaction subséquente?

Réflexion d’expérimentation:

Je réalise que toute cette séquence pédagogique a donné lieu à beaucoup de beaux développements tant sur le plan relationnel que sur les plans personnel et émotionnel. Ainsi, nous développons notre intelligence interpersonnelle, l’intrapersonnelle et l’émotionnelle aussi.

D’ailleurs, si les IM (intelligences multiples) vous intéressent, consultez l’un ou l’autre des portfolios numériques de mes élèves spécialistes des IM et qui, de surcroît, deviennent tranquillement de plus en plus conscients des tenants et aboutissants de l’écriture sur le web.

Et on réalise ça en tant que groupe où chacun des membres a ses forces et peut, selon les occasions, aider l’autre.

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La prochaine aventure en sera une où le meurtre, le mystère et le récit policier seront au rendez-vous… j’y travaille! Et je croise mes doigts pour que les perches lancées permettent des associations à distance…

Vive le plaisir d’apprendre et d’enseigner!