Le ciel hurle… Il chante l’hymne national comme en octobre…

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24 juin 2013

J’écris à la lueur d’une chandelle, résidu d’un héritage social d’ « il fut un temps ». Le temps d’Émilie et d’Ovila. Tiens donc, certains d’entre vous déjà froncent les sourcils. Ne connaissent pas leur nom, ne savent pas leur univers…

Si j’écris sous cette chorégraphie de langues lumineuses, c’est que les hurlements tonitruants de ce ciel furieux ont eu raison d’Hydro.

Et j’écris éclairée comme l’ont fait plusieurs avant moi, tentant chacun à leur manière de faire survivre notre histoire. L’histoire du peuple québécois.

Puis…

Le temps passe, nous engouffre. Et on n’écrit plus que de trop courts mémos courtement nommés sms.

On a tôt fait d’être obnubilé par mille autres choses. Questions, assurances, textos, émissions de télé, de radio, désinformation, réinformation, placements, diffusion, partage et on oublie tout de l’ici-là-maintenant (ILM). Et de quoi est fait cet ILM? De toutes ces leçons d’Hier et des possibles de Demain. C’est l’instant. Et vous savez ce qu’on en dit? Eh oui, c’est le seul qui nous appartienne vraiment… Pour autant qu’on puisse posséder le temps… Celui qui glisse entre nos doigts, qui se sauve, qui nous étourdit.

Voyez, je raconte notre histoire.

Au cœur de ce tumulte social mondial, on se perd dans le cyber. On s’y camoufle, on y fuit pour s’échapper du temps qui nous échappe!

Et tranquillement, sur cette toile, s’estompent les couleurs patriotiques. On perd de l’éclat de notre unicité. Et les jeunes qui, dit-on, ne semblent pas avoir envie de connaitre notre Hier. Comme s’il ne pouvait leur appartenir. Comme s’il n’était déjà plus le leur. Qui le fera vivre cet Hier de richesses héréditaires dans l’histoire de Demain? On ne se raconte plus d’histoires? Et pourtant, on ne s’en est jamais autant raconté. Simplement qu’aujourd’hui, on n’appelle plus ça « histoires », mais bien « corruption ». Et si on racontait celles qui font naître des rêves? Ces contes et ces légendes, on les assassine de silence? Pourquoi?

Alors, voilà, j’écris, ILM, à la lueur d’un phare, forcée par cette nature, berceau de notre histoire commune, loin du cyber, mais toujours là, Reine.

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Une réponse "

  1. Bonjour,

    Ton billet me fait penser à une résolution que j’ai prise il y a quelque temps ( pas si facile ), de m’éloigner un peu des traboules du « cyber ». Pas si facile…

    Tu as une très belle plume.

    Pour les histoires, je garde espoir. Je crois qu’elles seront là pour longtemps encore 🙂 Différentes, peut-être, mais quelque part.

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